[Critique] Pacific Rim de Guillermo del Toro

2h10 d'émerveillement

Pacific RimTitre original : Pacific Rim
Réalisé par : Guillermo del Toro
Distributeur : Warner Bros. France
Genre : Action , Aventure
Durée : 2h10 minutes
Date de sortie : 17 juillet 2013

Synopsis : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

S’il y a bien un film que j’attendais de pied ferme (et encore plus depuis la preview de 15 minutes dont je vous parlais), c’est bel et bien Pacific Rim. Après la déception procurée par Man of Steel, je comptais énormément sur Guillermo del Toro et son hommage aux monstres japonais (Godzilla & co) contre de gigantesques monstres mécaniques (Gundam, Evangelion …) pour inviter l’enfant en moi à rêver à nouveau. Inutile de vous faire patienter plus longtemps pour vous dire que la mission est réussie haut la main.

Dès le début du film, une voix-off nous expose la situation. Une brèche inter-dimensionnelle située au fin fond de l’océan pacifique a permis à des créatures gigantesques et monstrueuses appelés Kaijus de tout détruire sur leur passage. Bien évidemment pas préparée à ce genre d’attaque, il aura fallu des semaines à l’armée pour vaincre la première créature. Croyant d’abord la menace passée, l’humanité se voit confrontée peu de temps après à l’arrivée de davantage de créatures, chacune de plus en plus puissante (Les kaijus sont classés selon 5 catégories, la dernière étant la plus dangereuse.) et évolutive leur donnant un avantage certain sur l’ennemi puisque capable de combler leurs points faibles et se renforcer.

Un Kaiju

Face à la situation, les gouvernements du monde se réunissent pour créer de gigantesque robots appelés Jaegers. Pilotés par deux pilotes pour plus de sécurité, ces derniers commandent la machine par télépathie via une passerelle neuronale, permettant lors de la connexion aux deux pilotes d’échanger leurs souvenirs et de rentrer en parfaite symbiose. Le jaeger n’est qu’une extension (fortement équipée en armement) des pilotes, c’est pourquoi un fort niveau de compatibilité doit exister pour que le lien et donc la machine fonctionne à son plein potentiel.

Débarquement de Jaegers

Si les Jaegers s’avèrent efficaces au début, les Kaijus eux, semblent avoir étudiés les points faibles des robots et plus de créatures, plus redoutables et nombreuses sont envoyées à travers la brèche causant peu à peu la perte de chaque Jaeger, dont celui piloté par Raleigh Becket alias Charlie Hunnam (un jeune pilote arrogant et au sommet de sa carrière) et son frère. Raleigh et les restes de son jaeger s’échouent sur une plage et le programme est mis au rebut par l’armée.
5 ans plus tard, Stacker Pentecost (Idris Elba) décide de rassembler ses meilleurs pilotes pour une ultime mission destinée à mettre un terme à cette guerre une bonne fois pour toute. Raleigh est alors présenté à la charmante Mako Mori (Rinko Kikuchi) destinée à devenir sa copilote. A eux deux, ils vont devoir prendre les commandes de Gipsy Danger, un célèbre et puissant Jaeger, pourtant considéré comme obsolète.

Raleigh Becket et Mako Mori ainsi que les autres pilotes.

Plusieurs pilotes seront introduits dont un duo père-fils ayant des relations quelques-peu tumultueuses et si tous ne pourront être développés en détails comme ils le devraient (incluant le personnage d’Idris Elba qui dispose pourtant d’un passé assez compliqué), la place des personnages dans Pacific Rim reste très importante puisque le film ne se limite pas à de la simple destruction et à de futiles combats entre monstre. La relation entre Raleigh et Mako est probablement la plus forte du film puisque les deux sont liés par la connexion du jaeger et doivent tout deux faire face à des traumatismes (la perte d’un frère pour Raleigh et une terrible tragédie arrivée dans l’enfance de Mako). Mention spéciale pour Charlie Day (It’s Always Sunny in Philadelphia) qui campe le Dr. Newton Geiszler, un scientifique aussi brillant qu’hystérique dont les théories pourraient bien changer l’issue du combat ou encore Ron Perlman dans le rôle d’un trafiquant d’organe de Kaijus aussi résistant qu’extravaguant.

Combat entre un Jaeger et un Kaiju

Côté combat, Pacific Rim atteint un tout nouveau niveau de coolitude et d’émerveillement. Si dans de nombreux blockbusters les choses se passent très vite et le seul but est la destruction (Oui je pense à toi Transformers et même toi Man of Steel), les combats sont bien différents puisqu’ils se rapprochent plus de la lutte, chaque geste, chaque prise est précise. Encore une fois, le jaeger n’est que l’extension du corps de deux guerriers et chaque coup est calculé même s’ils sont bien heureusement équipés d’armes (dont disposent aussi les Kaijus qui peuvent lancer de l’acide etc.). La scène d’action finale dans le port de Hong Kong dure plus d’une vingtaine de minutes et s’achève dans l’espace ce qui est vous verrez, la chose la plus cool encore jamais vu au cinéma dans un blockbuster. De l’émerveillement, du vrai.

Alors, certes, certains pourront critiquer la simplicité du scénario mais pour le reste, il n’y a rien à redire sur le travail de Guillermo del Tero et son équipe. L’action est probablement la plus impressionnante jamais vu dans un blockbuster à ce jour, la 3D, bien que convertie, prouve comme jamais son efficacité et à ceux qui critiqueraient la place des personnages alors regardez le film une seconde fois. Les héros de Pacific Rim ne sont ni les Jaegers ni les Kaijus mais bien les êtres humains.

Cet été, oubliez la concurrence et faites plaisir à l’enfant qui sommeille en vous, voir à vos enfants et offrez vous 2h de rêve éveillé. Un plaisir rare.

Crédits photos : © Warner Bros. Pictures

Note : ★★★★☆

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